I

LE MARIAGE DE FANNY

1999

Ce que j’ai fait :  un court métrage de fiction de 18’ tourné en partie en 70mm et 35mm scope, avec Dominique Blanc et André S. Labarthe.

Ce que j’ai appris : dans mon histoire personnelle, « Le mariage de Fanny » représente un épisode-pivot. Il s’est passé 6 ans entre les premières lignes de scénario et la sortie de la copie « finale » en 70mm qui sera projetée dans la salle où sont remis les Grammy Awards à Los Angeles. Dans ce patchwork improbable, j’ai mis une énergie folle, des ambitions démesurées, et le concentré de mes obsessions de l’époque, historiques – l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale – et cinématographiques – tenter le film expérimental ultime en format géant. C’est le moment où je m’envisage un avenir de cinéaste après des années comme prestataire de service dans les industries techniques. Gestation et accouchement difficiles, et puis 40 festivals et une dizaine de prix. Assez pour me convaincre que la mutation était jouable, que je saurais peut-être vivre de ce métier bien qu’autodidacte, que je suis un « artiste ».